L’agriculture moderne : un moyen de sau­ver la pla­nète ?

Au cours des pro­chaines années, la popu­la­tion mon­diale ne va ces­ser d’aug­men­ter. Les besoins en nour­ri­ture vont explo­ser et la pla­nète ne va pas pou­voir sup­por­ter de tels besoins. Il n’y aura pas assez d’es­pace pour pou­voir pro­duire en quan­ti­té suf­fi­sante. Il va donc fal­loir trou­ver des moyens de régler ces pro­blèmes.

Le cas de l’Open Agriculture

La notion d’o­pen agri­cul­ture est uti­li­sée par plu­sieurs géants de l’in­no­va­tion, tel que l’u­ni­ver­si­té du MIT ou l’en­tre­prise de bio­tech­no­lo­gie UPL Limited.

La vision du MIT

Au MIT, le pro­jet « Open Agriculture Initiative » a vu le jour grâce à Caleb Harper en 2015. Ce créa­teur a mis en place un ordi­na­teur capable de faire pous­ser des plantes. Il se pré­sente sous forme de boite appe­lée « chambre de culture » dans laquelle se trouvent des cap­teurs sur­veillant l’in­té­rieur de celle-ci. Ils véri­fient s’il y a la bonne tem­pé­ra­ture, une humi­di­té néces­saire et autres fac­teurs. Chacune de ces don­nées est contrô­lable et modi­fiable selon les besoins de la plante que l’on fait pous­ser. Chaque plante peut se faire pro­gram­mer depuis la banque de don­nées de l’or­di­na­teur. Cela don­nant ain­si un plus grand éven­tail de pro­duc­tion.

Des recherches ont été menées afin de récu­pé­rer le plus de don­nées pos­sibles et pou­voir ain­si enri­chir consi­dé­ra­ble­ment la banque de don­nées. De ce fait, pour faire pous­ser les plantes que l’on sou­haite, il suf­fit de pla­cer les graines dans la chambre de culture et de sélec­tion­ner le pro­gramme pré­vu à la pro­duc­tion de ces der­nières.

Pour expli­quer son pro­jet, le direc­teur de ce der­nier a décrit un « ordi­na­teur à nour­ri­ture per­son­nel » (per­son­nal food com­pu­ter) dont il a affir­mer qu’il pour­rait faire pous­ser des pro­duits à plus grande vitesse, avec plus de saveurs et apports nutri­tifs. Cela pour­rait per­mettre aux petits pro­duc­teurs de par­ta­ger faci­le­ment des don­nées avec d’autres pour éla­bo­rer les condi­tions de pousse opti­males. De nos jours, il est alors pos­sible de pro­duire du bro­co­li jus­qu’à 4 fois plus vite que dans un champ. En théo­rie, ce pro­jet pour­rait alors aisé­ment sub­ve­nir aux besoins d’une famille de 4 per­sonnes (moyenne d’une famille en Europe). Cela opti­mi­se­rait alors l’es­pace de pro­duc­tion des récoltes agri­coles.

Quelques liens

https://​github​.com/​O​p​e​n​A​g​r​i​c​u​l​t​u​r​e​F​o​u​n​d​a​t​i​o​n​/​o​p​e​n​a​g​-​d​e​v​i​c​e​-​s​o​f​t​w​a​r​e​/​t​r​e​e​/​m​a​s​t​e​r​/​d​a​t​a​/​r​e​c​i​pes

En cli­quant sur le lien ci-des­sus, nous pou­vons avoir accès aux tests effec­tués par des ins­ti­tuts ou écoles pos­sé­dant l’or­di­na­teur. On y trouve aus­si les remarques des uti­li­sa­teurs qui iden­ti­fient cer­tains pro­blèmes ren­con­trés afin que le fabri­quant puisse trou­ver des solu­tions et donc amé­lio­rer son pro­duit.

https://​wiki​.ope​nag​.media​.mit​.edu/​r​e​c​i​p​e​/​s​t​a​r​t​#​t​e​s​t​_​r​e​c​i​pes

Avec le lien pré­cé­dant, vous accé­de­rez à une page expli­ca­tive du fonc­tion­ne­ment des recettes sur l’or­di­na­teur.

Les réseaux

https://​twit​ter​.com/​m​i​t​o​p​e​nag

Le créa­teur de cet ordi­na­teur reste très actif sur les réseaux comme Twitter afin de pou­voir com­mu­ni­quer et rece­voir diverses infor­ma­tions.

Une confé­rence TED du créa­teur Caleb Harper

Dans cette confé­rence TED, Caleb Harper pré­sente son inven­tion et les pro­jets futurs liés a cette machine. Cette vidéo date de 2015, date de début de créa­tion du pro­jet. Il avait des attentes qu’il espé­rait pou­voir mettre en place comme l’im­plan­ta­tion dans les écoles et la com­mu­ni­ca­tion mas­sive de don­nées pour pou­voir trou­ver les meilleures recettes pos­sibles pour la pro­duc­tion de qua­li­té opti­male. Ce qu’il a réus­si à mener a bien de nos jours, sor­tant le modèle 3.0 de ce « food com­pu­ter ».

Ce pro­jet met en action une dizaine de per­sonnes qui tra­vaillent acti­ve­ment à l’a­mé­lio­ra­tion et la per­fec­tion de celui-ci.

(voir la liste grâce au lien sui­vant)

https://​www​.media​.mit​.edu/​g​r​o​u​p​s​/​o​p​e​n​-​a​g​r​i​c​u​l​t​u​r​e​-​o​p​e​n​a​g​/​p​e​o​p​le/

Nous allons ensuite trai­ter d’une deuxième grande orga­ni­sa­tion qui uti­lise la notion d’o­pen agri­cul­ture : UPL Limited.

La vision d’UPL Limited

La com­pa­gnie UPL, soit United Phosphorus Limited, est une entre­prise indienne, pro­dui­sant des pro­duits chi­miques ou agro­chi­miques, qui se voit comme « un meneur dans le sys­tème ali­men­taire mon­dial visant à trans­for­mer l’a­gri­cul­ture à tra­vers OpenAg », qui est un réseau agri­cole ouvert ali­men­tant la crois­sance durable mon­diale.

Cette orga­ni­sa­tion a détec­té un pro­blème concret et impor­tant : dans quelques années, la terre sera peu­plée d’en­vi­ron 11 mil­liards de per­sonnes ce qui repré­sente presque 33 mil­liards de repas par jour.

Pour palier à cela, ils pré­voient de mobi­li­ser et sen­si­bi­li­ser 500 mil­lions de fer­miers prêts à sau­ver le monde.

https://​www​.upl​-ltd​.com/​o​u​r​-​s​t​o​r​y​/​o​p​e​n​-ag

Pour conclure, ces deux indus­tries déve­loppent leurs idées en vou­lant per­mettre à la pla­nète de mieux se por­ter. Grâce à ces deux pro­jets qui ont été mis en place et divul­gués, notre monde va pou­voir retrou­ver un nou­veau souffle et conti­nuer de vivre dans de bonnes condi­tions.

Une avan­cée éco­lo­gique

En pre­nant le cas de l’OpenAg du MIT, nous pou­vons réper­to­rier de nom­breux avan­tages à cette méthode.

En effet, le fait de pos­sé­der ses propres cultures direc­te­ment chez soi va pou­voir per­mettre de néces­si­ter moins de dépla­ce­ments d’import/​export, et donc d’utiliser moins de car­bu­rant.

De plus, comme ces pro­duc­tions seront propres et pro­duites par ordi­na­teur, l’u­ti­li­sa­tion des pes­ti­cides dis­pa­raî­tra de nos champs et donc per­met­tra aux terres de s’as­sai­nir.

Pour finir, comme la pro­duc­tion de plantes se fera per­son­nel­le­ment et dans un endroit res­treint. Il n’y aura plus besoin d’u­ti­li­ser des champs pour culti­ver. Cet espace pour­ra alors être uti­li­sé à l’élevage d’a­ni­maux, dont la demande va s’accroître au fil des années de la même façon qu’elle l’au­ra fait pour les plantes.

Un moyen effi­cace de se sus­ten­ter

Cette avan­cée tech­no­lo­gique va alors avoir plu­sieurs avan­tages qui vont tou­cher la pla­nète et aider a son bien être. En effet, grâce a cette idée, les plantes consom­mées seront issues d’une pro­duc­tion per­son­nelle. Cela dimi­nue­ra alors le taux de gas­pillage.

De plus, cet ordi­na­teur n’est pas d’un prix exces­sif et est de ce fait acces­sible au grand public (entre 300 et 500 euros). Cela va ain­si faci­li­ter son ouver­ture au monde.

Pour finir, l’OpenAg a pour pro­jet de se déve­lop­per dans les écoles élé­men­taires et col­lèges aux Etats-Unis. Ces écoles vont elles aus­si récu­pé­rer des infor­ma­tions de culture pour aider le MIT. Elles vont éga­le­ment per­mettre de pro­mou­voir cet outil pour l’im­plan­ter dans les familles.

Sources :

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