Les plantes de résur­rec­tion, un futur pour l’agriculture ?

De nos jours, la tem­pé­ra­ture du globe ne cesse de mon­ter entraî­nant une pro­duc­tion de den­rées ali­men­taires de plus en plus com­pli­quée. Il s’ajoute à cela une popu­la­tion mon­diale en constante crois­sance qui a besoin d’une grande quan­ti­té de nour­ri­ture.

Rose de Jericho

Les plantes de résur­rec­tions pour­raient être la solu­tion à ce pro­blème. Ces plantes ont pour par­ti­cu­la­ri­té de résis­ter à de très fortes tem­pé­ra­tures et ce pen­dant un long moment sans mou­rir. La Selaginella lepi­do­phyl­la ou la rose de Jericho en font par­tie. Lorsqu’elles se des­sèchent elles se replient sur elles même et peuvent perdre jusqu’à 95% de leur eau. Au moment de la réhy­dra­ta­tion la plante reprend une cou­leur verte et se ré-ouvre. Cependant durant une période trop longue sans eau elle peut mou­rir.

Selaginella lepi­do­phyl­la

Ce qui fait que les plantes ne résistent pas à de forte cha­leur sur le long terme est la pro­duc­tion de sub­stance oxy­gé­née qui l’endommage et la fait mou­rir. C’est la qu’interviennent les gènes des plantes de résur­rec­tion qui pro­duisent des anti-oxy­dant qui arrête la pro­duc­tion de cette sub­stance.

Cet avan­tage est des plus inté­res­sant car il est géné­tique et pré­sent chez toute les plantes mais dor­mant pour la plu­part ou uni­que­ment uti­li­sé sur les graines. Les recherches de Jill Farant sur ces plantes de résur­rec­tion tendent à effec­tuer une hybri­da­tion entre deux espèces afin de don­ner le carac­tère de résis­tance à la déshy­dra­ta­tion au espèces culti­vés. Des tests sont effec­tués sur la Teff, une plante ori­gi­naire d’Afrique du Sud qui pour­rait être croi­sée avec l’Eragrostis nin­den­sis pour amé­lio­rer la résis­tance à la séche­resse aux espèces culti­vées.

De plus, pour enclen­cher ce gène chez toute les plantes il ne fau­drait faire qu’une modi­fi­ca­tion épi­gé­né­tique, qui consiste à modi­fier les gènes actifs d’une plante. Ces plantes seraient elles alors consi­dé­rées comme des plantes géné­ti­que­ment modi­fiées ?

S’il était pos­sible de trou­ver un gène sem­blable pour que les plantes pro­duisent plus ou résistent à des inon­da­tions, cela pour­rait nous per­mettre une agri­cul­ture plus seine et plus pro­duc­tive.

Sources : www​.letemps​.ch/​s​c​i​e​n​c​e​s​/​p​l​a​n​t​e​s​-​r​e​s​s​u​s​c​i​t​e​n​t​-​r​e​s​i​s​t​e​r​-​s​e​c​h​e​r​e​sse ency​clo​pe​die​-envi​ron​ne​ment​.org/​v​i​v​a​n​t​/​v​i​e​.​f​i​x​e​e​-​p​l​a​n​t​e​s​-​c​o​n​t​r​a​i​n​t​es/ Ted talk Jill Farant aujar​din​.info/​p​l​a​n​t​e​s​/​s​e​l​a​g​i​n​e​l​l​a​-​l​e​p​i​d​o​p​h​y​l​l​a​.​php

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