L’imprimante 3D au ser­vice de l’alimentation du futur

Depuis sa créa­tion en 1983 par Charles Hull, l’imprimante 3D n’a ces­sé d’évoluer dans le temps comme toute avan­cée tech­no­lo­gique. Plusieurs modèles, tech­niques de fabri­ca­tion, matières, style et pro­jet ont vu le jour pour per­mettre à de grandes entre­prises ou simple par­ti­cu­lier d’innover leurs pro­jets.
Plusieurs sec­teurs ont su implan­ter l’imprimante 3D au cœur de leurs créa­tions, comme l’aéronautique, l’automobile ou la méde­cine.
Mais c’est bien le domaine de l’alimentaire qui subit aujourd’hui une crois­sance accrue.

Fonctionnement

L’impression d’aliments en 3D est réa­li­sable à l’aide de deux choses :
- un fichier infor­ma­tique conte­nant un des­sin 3D de l’aliment ima­gi­né.
– de la matière ali­men­taire (pou­dreuse ou liquide) sous forme de car­touche inté­gré dans l’imprimante.

Tant qu’ils peuvent être réduits en matières pre­mières assez fine pour être tra­vaillée, les ali­ments choi­sis au préa­lable sont dépo­sés, comme l’encre, une couche après l’autre, sur un sup­port (pâte, gâteau, assiette…) afin de repro­duire le desi­gn sou­hai­té.
C’est ain­si que de nom­breux ali­ments sont impri­més chaque jour à base de farine, de sucre ou de cho­co­lat. Ce der­nier connaît un grand suc­cès dans le domaine notam­ment grâce à son maté­riau qui se prête bien à la sculp­ture et son prix rela­ti­ve­ment abor­dable.

En outre, un autre ingré­dient a fait son appa­ri­tion dans le domaine récem­ment : la viande.
Elle est en revanche plus com­pli­quée à fabri­quer puisqu’elle requiert une encre basée sur des cel­lules-souches d’animaux.

Enjeux

  • Famine : Nourrir la popu­la­tion mon­diale qui attein­dra, selon l’ONU, 9,8 mil­liards d’habitants en 2050 est un vrai défi pour l’Homme. De plus on compte aujourd’hui plus de 800 mil­lions de per­sonnes en sous-ali­men­ta­tion dans le monde. L’imprimante 3D pour­rait en effet être une solu­tion car com­pa­rer à une cui­sine clas­sique, la pro­duc­tion de gas­pillage est net­te­ment réduite.
  • Renouveau dans res­tau­ra­tion : L’impression 3D per­met éga­le­ment de réa­li­ser des déco­ra­tions et agen­ce­ment avec une infime pré­ci­sion. Les pos­si­bi­li­tés de créa­tion sont donc infi­nies, cela per­met­trait aux entre­prises de créer des ali­ments à leurs effi­gies ou même à des res­tau­rants de se spé­cia­li­ser dans le domaine. C’est le cas du chef Jan Smink qui a en 2018 ouvert le 1er res­tau­rant fixe basé sur l’impression 3D aux Pays-Bas.
  • Réglage des doses : par ailleurs, l’impression ali­men­taire per­met­trait de choi­sir la forme phy­sique des pro­duits comme vus pré­cé­dem­ment mais aus­si l’apport en calo­ries néces­saire pour chaque per­sonne. Les besoins nutri­tion­nels d’un spor­tif de haut niveau sont bien dif­fé­rents de ceux d’un enfant par exemple. Par consé­quent des repas équi­li­brés seraient garan­tis pour chaque indi­vi­du.
  • Praticité : ima­gi­nez un monde dans lequel chaque foyer pos­sède son impri­mante ali­men­taire ; les heures pas­sées au super­mar­ché ou même les heures pas­ser à cui­si­ner se trans­for­me­raient en temps libre !
    De plus la NASA a déci­dé d’investir en 2018 dans la recherche d’imprimante 3D afin de résoudre le pro­blème du ration­ne­ment des astro­nautes suite à un pro­jet de créa­tion d’une base lunaire.
  • Réduction trans­port des ali­ments : Enfin, des cen­taines de mil­liards de dol­lars sont dépen­sé dans le trans­port mari­time. Ainsi si tout le monde pos­sé­dé son impri­mante cela per­met­trait de mettre autre­ment à pro­fit cet argent et sur­tout de limi­ter consi­dé­ra­ble­ment la pro­duc­tion de gaz à effet de serre lors des longs tra­jets.

Avenir

On observe donc de nom­breuses avan­cées et de nom­breux pro­jets pour l’avenir liés à l’imprimante 3D nous rap­pro­chant tous les jours un peu plus près d’un futur dans lequel tous les ali­ments sont fabri­qués en 3D avant d’être dégus­tés par­tout dans le monde.

Mais une ques­tion reste en sus­pens : est-ce que les gens sont prêts à man­ger uni­que­ment des ali­ments fabri­qués en 3D ?

En effet chaque per­sonne ses habi­tudes ou croyances cultu­relles per­son­nelles en matière de nutri­tion ; pas­ser à une ali­men­ta­tion 3D exclu­sive peut se révé­ler trou­blant pour cer­tain.
D’après l’article : http://​www​.pri​man​te3d​.com/​a​l​i​m​e​n​t​a​t​i​o​n​3​d​-​02012017/ des son­dages ont été réa­li­sés et il s’avère que les indi­vi­dus son­dés sont plu­tôt ouvert aux ali­ments comme la piz­za, les pâtes ou le cho­co­lat et à l’inverse plus retis­sant pour ce qu’y est de la consom­ma­tion de viande en 3D.

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