La viande in vitro, la solu­tion miracle de demain ?

Le 16 novembre 2018 les Etats-unis ont ouvert la voie à la com­mer­cia­li­sa­tion d’aliments conçus en labo­ra­toire à par­tir de cel­lules ani­males, dès qu’ils seront dis­po­nibles sur le mar­ché. Ce sec­teur étant en plein essor se pro­pose comme une alter­na­tive « éthique » à l’élevage tra­di­tion­nel, pose quelques débats. Par exemple un article publié par l’INRA emploi ces termes : « La viande in vitro, une fausse bonne idée ? ». En effet cette alter­na­tive amène avec elle des avan­tages tout comme des incon­vé­nients mais d’abord pré­sen­tons la.

La viande in vitro est pro­duite avec un pro­cé­dé simple d’après Yaakov Nahmias, pro­fes­seur à l’université de Jérusalem, cofon­da­teur et direc­teur de SuperMeat, entre­prise israé­lienne qui déve­loppe, au stade expé­ri­men­tal, de la viande in vitro. On extrait des cel­lules souches d’animaux pour les faire se déve­lop­per en dehors de l’animal », dans une boîte de Petri.

Exemple de steack in vitro.

Mais cela donne d’après Jean François Hocquette direc­teur des recherches à l’INRA un amas de cel­lules mus­cu­laires.

En 2013, le pre­mier bur­ger arti­fi­ciel a été entiè­re­ment pro­duit en éprou­vette, à par­tir de cel­lules souches de muscle de bœuf, par un labo­ra­toire néer­lan­dais, bap­ti­sé le « FrankenBurger » valant la somme de 250 000 euros.

Les avan­tages qui pro­pulsent ce nou­veau pro­cé­dé comme solu­tion aux pro­blèmes ren­con­trés dans le milieu de l’alimentation sont tout d’abord le fait qu’il n’y ait pas à tuer d’animaux. Et que de ce fait, il y aura beau­coup moins d’élevage et donc plus de terres libres. Et d’après les pro­mo­teurs de cette viande, il serait plus facile de savoir ce qui la com­pose exac­te­ment et d’exercer la tra­ça­bi­li­té tant sou­hai­tée par les consom­ma­teurs ren­due uto­pique lorsque nous voyons cer­tains pro­duits ven­dus actuel­le­ment.

Mais les incon­vé­nients sont aus­si pré­sents, en effet si ce pro­cé­dé se popu­la­rise et s’ancre dans nos habi­tudes, il fau­dra sup­pri­mer le sec­teur de l’élevage ce qui cham­bou­le­ra l’économie actuelle à tel point que nous n’en avons pas idée sans par­ler des pertes d’emplois cau­sées par cela.

Le coût exor­bi­tant de cette viande (cf le fran­ken­bur­ger) même s’il faut pré­ci­ser que c’est dans le contexte actuel et que le prix ten­dra à bais­ser avec l’avenir.

Un autre fac­teur extrê­me­ment impor­tant à prendre en compte est l’opinion public, qui se montre dubi­ta­tif à la vue de cette viande arti­fi­cielle. Voici un gra­phique démon­trant cela.

L’avis sur la pol­lu­tion est quant à lui miti­gé, d’une part il est affir­mé que cette pro­duc­tion pol­lue­rait presque deux fois moins que la pol­lu­tion cau­sée par l’élevage conven­tion­nel, mais d’un autre côté ces infor­ma­tions seraient remises en causes car selon Jean François Hocquette par exemple, nous ne pou­vons pas encore quan­ti­fier l’énergie deman­dée par ce pro­cé­dé car il n’y a pas réel­le­ment d’usine spé­cia­li­sé dans cela à l’heure actuelle. Ou encore une étude publiée en 2015 dans la revue Environnement Science & Technology conclut que la viande in vitro pour­rait être plus éner­gi­vore que l’élevage. « Fabriquer de la viande in vitro demande plus d’énergie indus­trielle – sou­vent pro­duite en brû­lant des com­bus­tibles fos­siles – que le porc, la volaille et peut-être même le bœuf »

Nous conclu­rons sur le fait que l’avis est miti­gé sur cette éven­tuelle « viande de demain » ce qui rejoint beau­coup d’autres solu­tions aux pro­blèmes liés à l’alimentation, qui sont pro­po­sés comme des solu­tions miracles mais gardent leur parts de défauts, comme par exemple l’agriculture bio­lo­gique, je vous invite d’ailleurs à lire cette article réa­li­sé par ma col­lègue. ( http://​cmi​-ipa​.rplas​son​.fr/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​2019​/​01​/​10​/​l​a​g​r​i​c​u​l​t​u​r​e​-​b​i​o​l​o​g​i​q​u​e​-​d​i​m​i​n​u​e​-​t​-​e​l​l​e​-​r​e​e​l​l​e​m​e​n​t​-​l​e​s​-​r​i​s​q​u​e​s​-​d​e​-​c​a​n​c​er/ )

Sources : https://​www​.nove​thic​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​/​e​n​v​i​r​o​n​n​e​m​e​n​t​/​a​g​r​i​c​u​l​t​u​r​e​/​i​s​r​-​r​s​e​/​l​e​s​-​u​s​a​-​a​u​t​o​r​i​s​e​n​t​-​l​a​-​v​i​a​n​d​e​-​i​n​-​v​i​t​r​o​-​m​a​i​s​-​e​s​t​-​e​l​l​e​-​v​r​a​i​m​e​n​t​-​m​o​i​n​s​-​p​o​l​l​u​a​n​t​e​-​q​u​e​-​l​-​e​l​e​v​a​g​e​-​146578​.​h​tml

http://​www​.inra​.fr/​C​h​e​r​c​h​e​u​r​s​-​e​t​u​d​i​a​n​t​s​/​S​y​s​t​e​m​e​s​-​a​g​r​i​c​o​l​e​s​/​T​o​u​s​-​l​e​s​-​d​o​s​s​i​e​r​s​/​F​a​u​s​s​e​-​v​i​a​n​d​e​-​o​u​-​v​r​a​i​-​e​l​e​v​a​g​e​/​L​a​-​v​i​a​n​d​e​-​i​n​-​v​i​t​r​o​-​u​n​e​-​f​a​u​s​s​e​-​b​o​n​n​e​-​i​d​e​e​/​(​k​e​y​)/2

https://​www​.lci​.fr/​s​c​i​e​n​c​e​s​/​d​e​-​l​a​-​v​r​a​i​e​-​v​i​a​n​d​e​-​s​a​n​s​-​t​u​e​r​-​d​-​a​n​i​m​a​u​x​-​e​t​e​s​-​v​o​u​s​-​p​r​e​t​s​-​a​-​p​a​s​s​e​r​-​a​u​-​s​t​e​a​k​-​a​r​t​i​f​i​c​i​e​l​-​e​t​a​t​s​-​u​n​i​s​-​2062877​.​h​tml

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