l’ap­port nutri­tion­nel des insectes

La consom­ma­tion d’in­sectes comes­tibles ne consti­tue pas une pra­tique nou­velle. On trouve des traces de cette pra­tique depuis l’an­ti­qui­té. le phi­lo­sophe Aristote fai­sait déjà l’é­loge des nymphes de cigales en les décri­vant comme ayant une saveur exquise. Principalement en Europe, les insectes comes­tibles ins­pirent géné­ra­le­ment méfiance, peur et dégoût. Notre édu­ca­tion et notre culture nous ont ame­nés a décon­si­dé­rer leur inté­rêt culi­naire. Des mil­lions, voir des mil­liards de per­sonnes en Afrique, en Asie et en Amérique cen­trale se nour­rissent d’in­sectes. Il convient de noter que cette habi­tude culi­naire n’est pas en rap­port avec le manque de nour­ri­ture, ils sont consi­dé­rés comme des mets savou­reux et inté­res­sants d’un point de vu nutri­tion­nel. Manger des insectes peut deve­nir un choix judi­cieux, ne serait-ce que pour pro­fi­ter des bien­faits nutri­tifs qu’ils apportent à l’or­ga­nisme humain. Les ver­tus et les avan­tages liées à la pra­tique de l’en­to­mo­pha­gie n’est plus à démon­trer. Les études qui se suc­cèdent depuis déjà des décen­nies convergent tous vers les mêmes conclu­sions : se nour­rir d’in­sectes est bon pour la san­té !

Il convient alors de se deman­der pour­quoi devrions nous man­ger des insectes alors que nous dis­po­sons de sources de viandes abon­dantes ?

  • Santé

les insectes ras­semblent une grande quan­ti­té de nutri­ments essen­tiels. notam­ment des pro­téines, vita­mines et des miné­raux. Nous le savons tous, les pro­téines sont vitales et indis­pen­sables au bon fonc­tion­ne­ment de l’or­ga­nisme. Eh bien les insectes en pos­sède à foi­son.

Les vita­mines doivent être appor­tées régu­liè­re­ment et en quan­ti­té suf­fi­sante par l’a­li­men­ta­tion pour que le méta­bo­lisme humain conserve un bon équi­libre. Les insectes pos­sèdent de nom­breuses vita­mines. Parmi les prin­ci­pales, la B1 qui per­met le bon fonc­tion­ne­ment du sys­tème ner­veux et des muscles. La B2 qui joue un rôle pri­mor­dial dans la trans­for­ma­tion des ali­ments simples en éner­gie. Enfin, la B3 qui joue un rôle dans la for­ma­tion des glo­bules rouges, la cir­cu­la­tion san­guine, le trans­port de l’oxygène aux cel­lules, le fonc­tion­ne­ment du sys­tème diges­tif et du sys­tème ner­veux. Elle est éga­le­ment néces­saire à la syn­thèse des hor­mones sexuelles et à la pro­duc­tion des neu­ro­trans­met­teurs.

Également essen­tiels à notre orga­nisme, les miné­raux se trouvent en grande quan­ti­té chez nos amis les insectes sous la forme de cal­cium, de fer, de zinc et de phos­phore. Le cal­cium est le prin­ci­pal com­po­sant des os et des dents. Il joue aus­si un rôle impor­tant dans la coa­gu­la­tion du sang, le main­tien de la pres­sion san­guine et la contrac­tion des muscles, dont le cœur. Le fer est essen­tiel au trans­port de l’oxygène et à la for­ma­tion des glo­bules rouges dans le sang.

Le zinc est un acteur dans la crois­sance et le déve­lop­pe­ment de l’organisme et dans le sys­tème immu­ni­taire (notam­ment la cica­tri­sa­tion). Le phos­phore quant à lui, aide à la for­ma­tion et le main­tien de la san­té des os et des dents, par­ti­cipe à la crois­sance et à la régé­né­res­cence des tis­sus et contri­bue au main­tien du PH à un niveau nor­mal.

quelques exemples des valeurs nutri­tion­nelles des insectes : valeurs-nutri­tion­nelles-des-insectes

  • pro­tec­tion de la nature

Les insectes sont faibles en émis­sion de gaz à effet de serre. en effet, l’é­le­vage indus­triel d’in­sectes comes­tibles a de nom­breux avan­tages : peu gour­mands en nour­ri­ture et en eau, les insectes ne rejettent que très peu de gaz à effet de serre. De plus, alors que seule­ment 5 mètres car­rés sont néces­saires pour éle­ver 100 kilos d’insectes, 50 mètres car­rés sont néces­saires pour pro­duire la même quan­ti­té de viande de bœuf . Se mettre à la consom­ma­tion des insectes serait aus­si favo­rable pour la pré­ser­va­tion de cer­taines espèces ani­males en voie de dis­pa­ri­tion. on pour­ra ain­si pré­ser­ver la faune.

  • le pro­blème de l’aug­men­ta­tion de la popu­la­tion

Avec une aug­men­ta­tion constante de la popu­la­tion mon­diale conju­guée à un nombre crois­sant de per­sonnes sous-ali­men­tées, la pro­duc­tion mon­diale en ali­ments riches en pro­téines doit être elle aus­si revue à la hausse. Or, on le sait déjà, la viande d’é­le­vage tra­di­tion­nelle coûte de plus en plus chère à pro­duire. Les nutri­tion­nistes sont venus à consi­dé­rer que les insectes comes­tibles comme une alter­na­tive réelle et sérieuse de sub­sti­tuts pro­ti­diques à la viande tra­di­tion­nelle dans les pro­chaines années. Une ali­men­ta­tion à base d’in­sectes pour­rait per­mettre à cha­cun de man­ger à sa faim tout en se mon­trant sou­cieux de l’é­co­lo­gie. Le déve­lop­pe­ment de l’entomophagie et la diver­si­fi­ca­tion de la pro­duc­tion ali­men­taire pour­rait ain­si stop­per la mal­nu­tri­tion sévis­sant dans cer­tains pays du tiers monde expo­sés à ce fléau. En trou­vant d’autres sources de pro­téines et en per­met­tant à cha­cun de se lan­cer dans l’é­le­vage d’insectes comes­tibles, nous pour­rions arri­ver à une auto-suf­fi­sance salu­taire pour la pla­nète. L’aide au tiers monde n’aurait alors plus de rai­son d’être, chaque État se mon­tre­rait maître de ses sources ali­men­taire. Nous limi­te­rions la sur­con­som­ma­tion actuelle et nous conser­ve­rions d’autres res­sources natu­relles sur-exploi­tées actuel­le­ment.

L’idée de consom­mer des insectes prend petit à petit forme un peu par­tout. Les uti­li­sa­tions pos­sibles sont large et nous ne somme encore qu’au bal­bu­tie­ment. Les insectes peuvent être uti­li­sés de nom­breuses manières. Ils peuvent être consom­més entiers pour rem­pla­cer tota­le­ment ou par­tiel­le­ment la viande, en poudre dans des ali­ments ou dans des com­plé­ments ali­men­taires. Bref, l’en­to­mo­pha­gie a de nom­breuses res­sources qui pour­raient bien être utiles pour les années à venir. pour le moment nos moeurs ne nous conduisent pas entiè­re­ment vers la consom­ma­tion d’in­sectes mais avec l’aug­men­ta­tion de la démo­gra­phie et la réduc­tion de la faune, les choses pour­raient chan­ger. D’ici là espé­rons que la faune soit pré­ser­ver assez long­temps si on veut évi­ter l’en­to­mo­pha­gie… Autant s’y habi­tuer dès main­te­nant.

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