Phosphore , une res­source bien­tôt en crise ?

I‑Qu’es-ce que le phos­phore ?

Le phos­phore est un élé­ment chi­mique , on le retrouve le plus sou­vent dans l’en­vi­ron­ne­ment sous forme de phos­phate natu­relle. Ce même phos­phate est pré­sente sous la forme de mine­rais dans plu­sieurs pays (Etats Unis 28,1% Maroc 15,5% de la pro­duc­tion totale mon­dial). L’homme exploite ce phos­phate pour en faire de l’en­grais qui est comme nous le savons un élé­ment essen­tielle à l’a­gri­cul­ture. Cet engrais va enri­chir les fruits et légumes en source de phos­phore, qui per­met à ceux-là de se déve­lop­per. Le phos­phore est essen­tielle à la vie et à la com­mu­ni­ca­tion cel­lu­laire , c’est même un consti­tuant de notre fameux ADN.

Cependant le phos­phore reste une matière pre­mière et comme nous le savons il faut faire très atten­tion à ne pas l’é­pui­ser. Vous pou­vez , si vous le vou­lez , cli­quer sur ce lien http://​www​.pla​ne​to​scope​.com/​s​o​l​s​/​1465​-​p​r​o​d​u​c​t​i​o​n​-​m​o​n​d​i​a​l​e​-​d​e​-​p​h​o​s​p​h​o​r​e​.​h​tml , pour voir l’ex­ploi­ta­tion du phos­phate mon­diale. Nous avons ten­dance à négli­ger cette res­source qui est pour­tant très impor­tante à nos orga­nismes et à ceux du vivant en géné­rale. Un pro­blème appa­raît : nous avons besoin du phos­phore pour nos popu­la­tions qui aug­mentent de jours en jours (4.41 nais­sance dans le monde chaque secondes) , de ce faite il nous faut plus de phos­phore. Cependant il faut qu’on en exploite le moins pos­sible. Nous sommes confron­té à une crise qui res­semble a celle du pétrole donc néces­site autant de panique. Elle en néces­site même plus car le pétrole est une res­source rem­pla­çable alors que ça n’est pas le cas pour le phos­phore si nous conti­nuons comme ça il n’y aura plus de phos­phate d’i­ci la fin du siècle d’a­près les esti­ma­tions.

II-Les Algues bleues, témoins du pro­blème

Mohamed Hijri, étu­diant les cham­pi­gnons nous explique dans une vidéo Ted ( voir le lien en fin d’ar­ticle) que dans cer­taines eaux on peut aper­ce­voir des algues bleues. A prio­ri , il n’y a rien de cho­quant vous croi­rez peut être même qu’on s’é­loigne du sujet prin­ci­pal. Cependant ces algues bleus sont néfastes pour nos eaux et éga­le­ment pour les ani­maux comme en témoigne l’i­mage ci-des­sous.

Ces algues image le mieux cette futur crise. En effet notre agri­cul­ture inten­sive uti­lise pour la majo­ri­té des fer­ti­li­sant avec du phos­phore. Monsieur Hijri nous dis que sur 100% du phos­phore des­ti­née aux plantes seule­ment 15% lui était fina­le­ment des­ti­nées et le reste allait dans le sol , l’eau. C’est un énorme gas­pillage que nous devons ces­ser.

Normalement le phos­phore est en petite quan­ti­té dans l’eau , mais l’ac­ti­vi­té humaine (ex : agri­cul­ture inten­sive) à aug­men­tée sa pré­sence. Comme nous l’a­vons vu pré­cé­dem­ment , le phos­phore part dans l’eau et les sols. Une forte pré­sence dans les milieu aqua­tiques sti­mulent la crois­sance des algues bleus qui est néfaste pour la flore.

Les algues bleues illus­trent bien le pro­blème que nous avons énon­cé. C’est l’exemple même que nos plantes n’ar­rivent pas à cap­ter le phos­phore que nous leur four­nis­sons dans l’en­grais. Ces impor­tantes pertes de phos­phore qui vont dans l’eau et les sols sont la prin­ci­pale cause du déve­lop­pe­ment de ces algues bleus. Pour bien nour­rir les plantes nous devons four­nir plus d’en­grais et donc gas­piller plus de phos­phore.

Mohamed Hijri est un cher­cheur en évo­lu­tion des cham­pi­gnons myco­rhi­ziens arbus­cu­laires , il nous fait part d’une solu­tion qu’il a trou­vé. En effet une mycho­rize, résul­tat d’une sym­biose (échange entre les deux être vivant qui est béné­fique aux deux) entre un cham­pi­gnon et les racines de la plante vou­lu pour­rait per­mettre à la plante de cap­ter beau­coup plus de phos­phore et donc de limi­ter l’ac­ti­vi­té des algues bleues.

Cette myco­rhize aide­rait dans un pre­mier temps à la plante a cap­ter le maxi­mum de phos­phore et appor­te­rait au cham­pi­gnon une nutri­tion qui l’ai­de­rait à se déve­lop­per. Après des expé­riences mul­tiples les scien­ti­fiques ce sont ren­du compte que la plante avec le cham­pi­gnon rete­nait 90% du phos­phore four­nis contre seule­ment 10% qui sont per­dus dans l’eau et le sol.

Ceci nous per­met­trait d’u­ti­li­ser moins de phos­phore et de pro­té­ger nos eaux mais ça reste juste une solu­tion pour retar­der cette crise qui sera peut être inévi­table. Cette crise est esti­mée dans une cen­taine d’an­nées, il faut donc agir très vite.

Cependant cette tech­nique n’est pas encore déve­lop­pée , bien qu’elle soit très inté­res­sante , elle semble selon mon avis très longue et com­plexe a mettre en œuvre car il fau­drait pro­vo­quer des sym­bioses avec toutes les plantes que nous culti­vons sans être sur que la sym­biose sera faite avec la tota­li­té des plants. Il fau­drait pen­ser à une solu­tion rapide et direct.

Sources :

http://​www​.pla​ne​to​scope​.com/​m​a​t​i​e​r​e​s​-​p​r​e​m​i​e​r​e​s​/​527​-​p​r​o​d​u​c​t​i​o​n​-​m​o​n​d​i​a​l​e​-​d​e​-​p​h​o​s​p​h​a​t​e​s​.​h​tml

(http://​www​.irbv​.umon​treal​.ca/​c​h​e​r​c​h​e​u​r​s​/​m​o​h​a​m​e​d​-​h​i​jri)

(https://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​P​h​o​s​p​h​ore)

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