L’alimentation à base d’insectes est-elle viable dans le temps ?

La consom­ma­tion d’insectes par les hommes, est de plus en plus pré­sente dans la socié­té de nos jours. En effet elle est pré­sen­tée comme l’une des solu­tions pour lut­ter contre l’insécurité ali­men­taire, la famine, mais aus­si pour dimi­nuer l’impact envi­ron­ne­men­tal de nos éle­vages inten­sifs. C’est pour­quoi de nos jours, nous nous deman­dons si l’alimentation à base d’insectes est viable dans le temps ?

I- L’essor de l’alimentation à base d’insectes

Etant vue comme « l’alimentation du futur » qui pour­rait sau­ver la pla­nète, les insectes enva­hissent alors le mar­ché de l’alimentaire. Les insectes ont étaient depuis long­temps la base de l’alimentation dans plu­sieurs endroits du monde, comme en Asie. On estime de nos jours que prés de 2.5 mil­liards de per­sonnes en Afrique, Asie et Amérique du Sud se nour­rissent quo­ti­dien­ne­ment à base d’insectes.

Selon le FAO (food and agri­cul­ture orga­ni­za­tion, http://​www​.fao​.org/​h​o​m​e​/​fr/ ), ces inver­té­brés pour­raient bien nous sau­ver la vie et pour­raient être une solu­tion pour nour­rir les 9 mil­liards d’habitants sur Terre en 2050. La pro­chaine étape est donc de pas­ser « au des­sus » de l’a prio­ri qu’on les occi­den­taux sur les insectes. Néanmoins les insectes peinent « à ren­trer dans le menu des Européens », en effet ils ont étaient long­temps tabou au niveau de l’alimentation. Cependant, au niveau sani­taire, man­ger des insectes ne pré­sente aucun risque. D’ailleurs en moyenne nous en man­ge­rions 500g par per­sonne par an, sou­vent sous la forme de vers dans les fruits et légumes mais aus­si il peut y avoir des « rési­dus » d’insectes dans tout ce qui concerne la confi­ture, les jus de fruits, les soupes…

De nos jours les occi­den­taux prennent de plus en plus conscience que l’alimentation à base d’insectes est néces­saire pour notre futur. On peut alors voir de nom­breux nou­veaux pro­duits conte­nant une base d’insecte dans le mar­ché euro­péen. Il va donc fal­loir patien­ter pour que l’on ait enfin une ali­men­ta­tion vrai­ment ciblée sur cette nou­velle voie. Qui compte de nom­breux autres points posi­tifs, tout autant sur le côté éco­lo­gique qu’économique …

II- Bon côté éco­no­mique de l’alimentation à base d’insectes

L’agriculture d’insectes est la plus ren­table au niveau éco­no­mique et éco­lo­gique. En effet cette agri­cul­ture engen­dre­rait beau­coup moins de gaz à effet de serre que les autres éle­vages inten­sifs : envi­ron 99% moins que l’élevage bovin qui pol­lue énor­mé­ment ! De plus l’agriculture de nos jours est la deuxième source d’émission de gaz à effet de serre : à l’origine de 20% des émis­sions mon­diales. L’agriculture d’insectes est en plus de ça durable et donc néces­saire aux années futures : pour 10kg de nour­ri­ture don­nés aux ani­maux, on obtient alors, 1kg de bœuf, 3kg de porc, 5kg de pou­let et 9kg de sau­te­relles. L’élevage d’insectes et donc à la fois moins pol­luantes (moins de gaz à effet de serre) mais aus­si avec un ren­de­ment beau­coup plus impor­tant ! De la même manière, 75% de la sau­te­relle est comes­tible alors que pour un pois­son par exemple, seule­ment 20% est comes­tible.

De plus on peut voir de nos jours que ceux sont les pays en voie de déve­lop­pe­ment qui uti­lisent le plus les insectes dans l’alimentation. En effet elle est très peu coû­teuse : elle ne néces­site pas beau­coup d’eau, il ne faut pas obli­ga­toi­re­ment un grand espace et le cli­mat importe peu. L’élevage bovin en com­pa­rai­son, néces­site beau­coup d’eau, de grandes infra­struc­tures mais sur­tout de grands ter­rains pour pou­voir culti­ver le foin néces­saire. Cependant l’élevage d’insectes est beau­coup plus libre, c’est pour­quoi les pays « du tiers monde » se foca­lise sur cette ali­men­ta­tion. Environ 350 mil­lions de per­sonnes par­mi les plus pauvres du monde dépendent encore de nos jours des forêts pour vivre au quo­ti­dien, les insectes étant la res­source prin­ci­pale pour ces peuples. Ces per­sonnes repré­sentent un exemple pour prou­ver aux Européens que cette ali­men­ta­tion est bonne pour la san­té dans le temps, car ces peuples « mangent » des insectes depuis long­temps, cette ali­men­ta­tion est ances­trale et cultu­rel pour eux.

Pour conclure, nous aurons bien­tôt plus le choix d’ici peu, les insectes sont donc essen­tiels à la lutte contre la faim. Nous serons, en 2050, près de 9 mil­liards d’êtres humains sur Terre et en sachant que les ter­rains agri­coles ont ten­dances à dimi­nuer une alter­na­tive est obli­ga­toire. Cette alter­na­tive serait donc en pre­mier lieu les insectes, elle com­porte de nom­breux points posi­tifs à ne pas négli­ger. Dans un pre­mier temps elle pour­rait rem­pla­cer la pro­téine ani­male, la consom­ma­tion de pro­téines ani­males à d’ailleurs aug­men­té de 87% dans le monde entre 1967 et 2010. La consom­ma­tion d’insectes « riche en pro­téines et pauvre en graisses » serait donc meilleure pour notre san­té. Dans un second temps l’agriculture d’insectes pol­lue beau­coup moins que les autres agri­cul­tures inten­sives, avec une pro­duc­tion de gaz à effet de serre qua­si nul, une consom­ma­tion d’énergie moindre et elle à besoin de peu d’espaces pour un grand ren­de­ment. L’alimentation à base d’insectes est donc une réelle solu­tion pour les années à venir. Solution plus natu­relles pour se nour­rir, élé­ment de base pour cer­tains, effet de mode, pro­duit de luxe pour d’autres, nou­veaux mar­chés pour les indus­triels, telles sont les ques­tions que l’on se pose de nos jours pour les années à venir.

Sources :

http://​www​.slate​.fr/​s​t​o​r​y​/​72403​/​a​l​i​m​e​n​t​a​t​i​o​n​-​i​n​s​e​c​t​e​s​-​2050
http://​doc​teur​bon​ne​bouffe​.com/​e​n​t​o​m​o​p​h​a​g​i​e​-​b​i​e​n​f​a​i​t​s​-​s​a​n​te/
http://​www​.pla​ne​to​scope​.com/​E​t​o​n​n​a​n​t​/​1293​-​c​o​n​s​o​m​m​a​t​i​o​n​-​d​-​i​n​s​e​c​t​e​s​-​p​o​u​r​-​l​-​a​l​i​m​e​n​t​a​t​i​o​n​-​e​n​-​f​r​a​n​c​e​.​h​tml
http://​www​.insec​tes​co​mes​tibles​.fr/​c​o​n​t​e​n​t​/​21​-​l​e​s​-​i​n​s​e​c​t​e​s​-​s​o​u​r​c​e​-​d​e​-​p​r​o​t​e​i​n​e​s​-​m​e​i​l​l​e​u​r​s​-​q​u​e​-​l​a​-​v​i​a​nde
http://​www​.fao​.org/​h​o​m​e​/​fr/
http://​www​.micro​nu​tris​.com/​f​r​/​a​c​c​u​eil
http://​www​.labosp​.com/​f​r​/​d​o​s​s​i​e​r​s​/​l​a​_​n​o​u​r​r​i​t​u​r​e​_​a​_​b​a​s​e​_​d​_​i​n​s​e​c​t​e​s​.​n​e​w​s​.​php

A propos Anthony Tacnet

Élève de première année en licence physique chimie, Cursus Master Ingénierie en Agroalimentaire (IPA)

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